Mais oui, mais oui l’école est finie !

Comme dirait maman, arrêtons d’embêter Sheila avec cette vieille chanson. Ma licence vient de s’achever et la faculté m’a laissé des séquelles, laissez moi vous les raconter.

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La première année, « Mise à l’épreuve »

En septembre 2015, je suis entrée en L1 Eco Gestion à Amiens, enfin je suis entrée en première année de Licence d’Economie et de Gestion mais c’est tellement plus pompeux et long. Je suis donc arrivée au milieu d’une jungle de 400 inconnus. Les professeurs étaient liés autour d’un objectif commun : en décourager un maximum. Tous les coups bas étaient permis !

Seule dans mon duplex avec vue sur la mer (bon d’accord mon 12m² avec toilettes sur le palier), j’ai eu besoin d’un petit moment d’adaptation pour apprivoiser ce nouveau cursus et mon autonomie.

Alors oui la première année est dure, oui les professeurs essayent de nous décourager et on sent bien que l’exigence monte d’un cran. Le fait est que nous sommes lâchés dans la nature et que ce n’est pas une évidence pour tous d’assister aux cours en amphithéâtre qui sont non-obligatoires. Et ne parlons pas de l’organisation des cours, des renseignements que l’on souhaite obtenir, le bureau de la scolarité est aux abonnés absents.

Il se passe un phénomène intéressant au moment des partiels, on aperçoit des têtes inconnues au bataillon, ils viennent signer la liste d’émargement pour toucher la bourse du CROUS, c’est tout un concept.

Mes conclusions : Il faut s’accrocher, c’est long, c’est difficile, l’organisation de la faculté est si particulière qu’il faut prendre le pli, mais surtout se débrouiller par soi-même pour absolument tout. Toi qui entre en première année de licence reste à l’afflux de toutes les informations, et intéresse toi.

La deuxième année, « La belle vie étudiante »

C’est parti pour une deuxième année, le jour de la rentrée je balaye de droite à gauche l’amphithéâtre (nettement plus petit) et je compte les survivants, je m’étonne de voir certains visages et de ne pas en voir d’autres. Cette année là nous étions une centaine en comptant les redoublants, soit un pourcentage de réussite de peut être 20%. Cela te fais froid dans le dos n’est-ce pas ? Et bien moi je ne suis pas si surprise que cela, en effet beaucoup se sont réorientés, quelques uns ont redoublé et pour le reste ils n’avaient pas l’air très futé.

En deuxième année, j’ai constitué un dossier pour partir en Erasmus à la rentrée suivante, étonnamment je voulais fuir cette superbe Université. Les professeurs se détendent un peu, ils sont plus proches de nous et miraculeusement on peut discuter avec eux, de même avec le bureau de la scolarité, qui malgré ses 4 heures d’ouverture hebdomadaire, répond à quelques unes de nos questions. Bon nous restons tout de même à leurs yeux que de petits êtres ignares.

Mes conclusions : On y prendrait presque goût, ou bien on s’y est déjà résigné. On s’est habitué au stress des partiels et aux révisions de dernières minutes, mais personne ne fanfaronne en attendant que les notes tombent. Toi qui entre en deuxième année profite, tu as déjà compris tous les rouages de la fac.

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La troisième année, « La traversée du désert »

Désolé Amiens mais j’ai mis les voiles, j’ai sauvé ma peau, j’ai exilé à Budapest, mais toi mon cher lecteur (oui c’est toi mon préféré, tu le sais bien) tu as déjà lu mes aventures hongroises. Mes camarades restaient au front m’ont raconté à quel point ce semestre fut chaotique et d’une difficulté innommable.

C’est avec des étoiles pleines les yeux que je suis rentrée finir mon dernier semestre en France, bon les étoiles se sont vite éteintes. J’ai continué péniblement ces quelques ultimes mois, nous étions divisés en trois parcours différents, moi seule dans le mien n’ayant pas choisi le même que celui de mes amis. La motivation s’était envolée, je comptais les jours, je marchais vers la lumière qui brillait au loin (la lumière s’appelait « vacances »).

Mes conclusions : Fuie comme la peste cette ultime année et prend ton envol à l’étranger ! Bon si tu n’as pas cette chance, serre les dents tu y es presque. Toi qui entre en troisième année, juste : courage.

En bref

La fac ne correspond vraiment pas à tout le monde, c’est une certitude. Il faut être bien armé et responsable. Avec la liberté toute nouvelle, les tentations sont grandes, gigantesques et ce n’est pas si évident que cela de conjuguer les cours, les amis et les soirées, sans oublier tout à fait les lessives chez maman le weekend.

Néanmoins, cela reste loin d’être impossible, toute personne motivée peut y arriver, l’important étant de faire ce que l’on aime.

Agathe

 

Un avis sur « Mais oui, mais oui l’école est finie ! »

  1. Comme d habitude c est très drôle et tellement vrai. Et comme d habitude tu peux être fière de toi et la tête haute. Maintenant j attends avec impatience ta prochaine destination pour aller te voir et profiter d un week-end ensemble !! Bisous

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