L’été rime avec travailler / bosser / taffer

Je déclare les vacances universitaires ouvertes ! J’entame de ce fait mon troisième été de travail, et malgré ma maigre expérience il y en a des choses à raconter. J’ai eu l’occasion de mettre les pieds dans plusieurs entreprises, plus précisément de mettre les pieds au bas de l’échelle de plusieurs entreprises. Car soyons honnête, il est difficile de trouver un travail passionnant pour une courte période avec ou sans piston d’ailleurs, ce qui est assez légitime.

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Taper aux portes des agences d’intérim, des agences de « faux espoirs ».

CV sous le bras, je fais le tour des agences d’intérim de ma ville pour remettre à jour mes informations et mes disponibilités. On passe alors à chaque fois par « l’interrogatoire de base » :

Avez-vous le permis / une voiture ? Je réponds que oui (et pour la voiture on s’arrangera avec celle de maman).

A combien êtes-vous mobiles ? Environ 20 km (il ne faut pas abuser non plus, ma paie ne va pas passer dans l’essence).

Avez-vous des exigences en termes de salaire ? Non aucunes, le SMIC (mais je ne serai pas contre un chiffre à 4 zéros).

Etes-vous flexibles pour les horaires ? Nuit ? 3/8 ? Week-ends ? Tout me convient (c’est une question piège je me doute bien que je n’ai pas le choix).

Cet échange se conclut toujours par une phrase du type : « Très bien, c’est tout bon pour moi, je vous rappelle dès que j’ai une offre qui correspond à vos critères. »

Mais on ne te rappelle pas, zut je dois être trop exigeante dans ma recherche … L’intérim comporte tout de même un gros point noir, vous travaillez au jour le jour et vous n’êtes jamais sûre de revenir le lendemain, sans oublier que l’on vous appelle le midi pour commencer à 14h.

Pourquoi sacrifier son été au profit job d’été ?

Pour l’argent évidemment !

Mais ces jobs d’été épuisants, fastidieux, ennuyeux, physiques m’ont appris beaucoup de choses. J’ai travaillé tout en bas de l’échelle avec des collègues n’ayant pas pour la plupart leur baccalauréat, voire leur brevet. J’ai travaillé en usine auprès de toutes ses petites mains qui évoluent dans le bruit, la poussière, le froid, les odeurs, qui travaillent debout, qui portent des charges lourdes, qui suivent la cadence imposée. Partout j’ai entendu les mêmes langages crus, les mêmes vocabulaires pauvres, les mêmes blagues très sexualisées.

Au début, on est un peu mal à l’aise, et puis on sourit vite de la collègue qui cuisine pour sa gamelle du riz balsamique (et non du riz basmati), j’ai appris qu’un « merci connasse » pouvait être affectueux même si en un regard celui l’ayant lancé comprend qu’il ne faudra pas le dire deux fois.

Toutes ces personnes forcent le respect, alors que toi tu vas au travail en marche arrière, elles se lèvent depuis 10 ou 15 ans tôt le matin, elles viennent pour certaines de loin pour faire le même travail que toi, dans les mêmes conditions. Et tu vas beaucoup apprendre humainement à leurs côtés.

Mes petits conseils

  • J’arrive en avance !
  • Peu importe le moment de la journée, je suis toujours de bonne humeur et jamais fatiguée
  • J’observe les liens qu’entretiennent les employés entre eux, pour ne pas commettre d’impairs
  • Même si en usine ce n’est pas vraiment courant, je dégaine le « s’il vous plait » et le « merci » comme d’habitude
  • En cas de litiges, je prends sur moi et si nécessaire j’en parle à ma hiérarchie
  • En bref : sourire / observation / écoute

Agathe

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